Donald Trump verrait bien Gianni Infantino à la tête de l’ONU
Le président américain aurait une idée surprenante pour succéder à António Guterres : installer le patron de la Fifa à la tête des Nations unies.

Une proposition inattendue venue de Donald Trump
Gianni Infantino pourrait-il quitter la Fifa pour diriger l’ONU ? L’hypothèse aurait été évoquée par Donald Trump, selon une information du New York Post relayée mardi soir.D’après le média américain, le président des États-Unis considère le dirigeant italo-suisse comme une personnalité capable de rassembler. Une qualité qui, à ses yeux, pourrait faire de lui un candidat crédible au poste de secrétaire général des Nations unies.
« Trump estime qu’Infantino est respecté dans le monde entier et reconnaît qu’il possède un talent particulier pour rassembler les gens », rapporte le journal, citant une source proche du président américain.
Les deux hommes se sont rapprochés autour du Mondial
Donald Trump et Gianni Infantino ont multiplié les apparitions communes pendant la préparation de la Coupe du monde, organisée en grande partie aux États-Unis. Leur proximité s’est encore renforcée lorsque le président de la Fifa a décerné à Donald Trump le tout premier prix de la paix de l’instance.Une distinction qui aurait particulièrement séduit le locataire de la Maison-Blanche. Reste à savoir si Gianni Infantino serait réellement intéressé par une telle fonction, son éventuelle candidature n’étant pas confirmée à ce stade.
Un parcours semé d’obstacles pour le patron de la Fifa
António Guterres doit quitter ses fonctions à la fin de l’année 2026. Son successeur sera désigné au mois de décembre, après un processus qui s’annonce particulièrement complexe.Pour accéder au poste, Gianni Infantino devrait d’abord obtenir le soutien des quinze membres du Conseil de sécurité. Les cinq membres permanents — les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni — disposent d’un droit de veto. Une validation par l’Assemblée générale des Nations unies serait ensuite nécessaire.
Quatre personnalités ont déjà été auditionnées dans le cadre de cette succession : l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan et l’ancien président sénégalais Macky Sall. Des profils qui seraient moins proches des positions défendues par Donald Trump.
Une nomination qui pourrait apaiser les relations avec l’ONU
Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump entretient des relations tendues avec les Nations unies. Son administration a notamment réduit les contributions américaines à l’organisation et s’est retirée de plusieurs instances qui en dépendent, parmi lesquelles l’Organisation mondiale de la santé, l’Unesco et le Conseil des droits de l’homme.La nomination de Gianni Infantino pourrait donc, selon le New York Post, contribuer à rapprocher Washington de l’ONU. Pour l’heure, cette piste reste toutefois au stade de l’hypothèse.


































