Wembanyama se dit horrifié après les drames de Minneapolis et les tensions américaines.

Un malaise qui dépasse le terrain
Victor Wembanyama n’a pas cherché l’effet. Questionné par la presse après l’entraînement de San Antonio, le Français a confié son trouble face aux événements de Minneapolis, où deux civils ont été tués par des agents fédéraux de l’immigration (ICE) lors d’opérations et de manifestations liées à la politique anti-immigration de l’administration Trump. L’intérieur des Spurs a parlé d’un sentiment d’« horreur », évoquant une actualité qui l’interroge au quotidien et qui dépasse largement le cadre sportif. Sans discours formaté, il a assumé une parole personnelle, tout en reconnaissant les limites qu’il s’impose.La prudence d’un jeune leader exposé
Wembanyama l’admet sans détour : tout dire aurait un coût. Conscient de sa position, de son âge et de son statut en NBA, il a expliqué préférer ne pas entrer dans les détails. Un choix qui en dit long sur la pression entourant toute prise de position publique aux États-Unis, en particulier pour un joueur étranger. Il a aussi reconnu les recommandations du service communication de sa franchise, tout en affirmant ne pas vouloir se réfugier derrière un discours « politiquement correct ».Une parole rare dans une NBA prudente
Interrogé sur le message publié par Guerschon Yabusele, l’un des rares Français de NBA à s’être exprimé sur le sujet, Wembanyama a salué le courage de ceux qui prennent la parole. Il a toutefois rappelé que chacun doit mesurer « le prix qu’il est prêt à payer ». Ce silence relatif tranche avec l’engagement massif observé lors du mouvement Black Lives Matter durant le premier mandat de Donald Trump. Jusqu’à récemment, la NBA s’était montrée très discrète après la mort de Renee Good, survenue le 7 janvier à Minneapolis.I can't stop thinking about the tragic events unfolding in Minnesota, and even though I'm French, I can't remain silent. What's happening is beyond comprehension. We're talking about murders here, these are serious matters. The situation must change, the government must stop…
— Guerschon Yabusele (@yabusele28) January 26, 2026
Des réactions qui commencent à émerger
Le décès d’Alex Pretti, infirmier de 37 ans, dont les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux, a toutefois marqué un tournant. Plusieurs joueurs majeurs ont réagi publiquement, à l’image de Tyrese Haliburton ou Donovan Mitchell, inquiet de voir la situation « devenir hors de contrôle ». Le syndicat des joueurs (NBPA) a également exprimé sa solidarité avec les habitants du Minnesota mobilisés pour demander justice, signe d’un frémissement collectif dans la ligue.Entre engagement et inquiétude personnelle
Pour Wembanyama, la question est aussi intime. Installé aux États-Unis depuis peu, il a reconnu une forme d’inquiétude : celle d’un étranger qui observe un pays traversé par de fortes tensions. Son témoignage, sans slogans ni posture, reflète un équilibre délicat entre conscience citoyenne et réalité professionnelle.À mesure que d’autres voix s’élèvent, la NBA peut-elle rester durablement en retrait sur ces sujets de société, ou assiste-t-on au début d’un nouveau cycle de prises de parole ?











































