Moïse Kouame, 17 ans, fait forte impression en éliminant Cilic dès le premier tour
Invité surprise du tableau, Moïse Kouame a signé une victoire pleine de maîtrise face à Marin Cilic, lançant son aventure parisienne avec une maturité déjà remarquable.

Une première qui change de dimension
À peine une semaine après une défaite sur le circuit Challenger, Moïse Kouame a complètement changé de décor. Sur le court Simonne-Mathieu, porté par près de 5 000 spectateurs, le Français de 17 ans a remporté le premier match de sa carrière en Grand Chelem.Face à Marin Cilic, ancien numéro 3 mondial, il s’est imposé en trois sets (7-6, 6-2, 6-1), confirmant que son invitation n’avait rien d’anecdotique.
Un sang-froid déjà impressionnant
Un premier set charnière
Le début de rencontre a pourtant été accroché. Mis sous pression sur ses jeux de service, Kouame a dû faire face à deux balles de set à 5-4. Là où l’expérience de Cilic pouvait faire la différence, le jeune Français a répondu avec calme et précision.Solide en défense, inspiré dans ses choix — notamment avec des amorties efficaces — il a renversé la situation avant de dominer le tie-break grâce à sa première balle et aux fautes adverses.
Une montée en puissance maîtrisée
Une fois lancé, Kouame n’a plus relâché son emprise. Plus agressif au retour, plus juste dans ses variations, il a progressivement étouffé Cilic.Dans le deuxième set, il a su écarter des balles de break importantes avant de prendre l’ascendant. Le troisième acte a confirmé cette domination, face à un adversaire en difficulté physique et sans solution dans l’échange.
Un style déjà affirmé
Au-delà du score, c’est la palette du jeune joueur qui a marqué. Service puissant dépassant régulièrement les 210 km/h, revers long de ligne précis, capacité à défendre et à contre-attaquer : Kouame a affiché un jeu complet.Son utilisation répétée de l’amortie, notamment face à un Cilic souvent reculé, témoigne aussi d’une vraie lecture tactique.
Un signal fort pour la suite
Ce succès, le deuxième face à un joueur du top 100 et le premier contre un top 50, s’inscrit déjà comme un repère dans le début de carrière du Français.Dans un tournoi où l’expérience pèse souvent lourd, Kouame a montré qu’il pouvait s’appuyer sur autre chose : une lucidité dans les moments clés et une connexion évidente avec le public.
Sans s’emballer, cette performance pose une question simple : jusqu’où peut-il aller dans ce Roland-Garros où il joue, pour l’instant, sans complexe ?











































