Top 14 : pourquoi les décisions de l’arbitrage vidéo devraient être plus rapides dès cette saison
À partir de la saison 2026-2027, le TMO pourra accéder directement aux différents angles de caméra lors des matchs de Top 14 et de Pro D2. Ce nouveau dispositif doit permettre aux arbitres vidéo d’analyser plus rapidement les actions litigieuses.

Les longues secondes d’attente avant l’apparition d’un ralenti pourraient bientôt se faire plus rares en TOP 14 et en Pro D2. À compter de la saison 2026-2027, l’arbitre vidéo ne dépendra plus directement de la réalisation du diffuseur pour examiner les images d’une action contestée.
Le diffuseur ne décidait pas de la sanction, cette responsabilité ayant toujours appartenu aux arbitres. La réalisation conservait toutefois le contrôle technique des images proposées au TMO, ainsi que de leur ordre d’apparition.
Ce fonctionnement va changer lors du prochain exercice. Les images continueront d’être produites par les caméras du diffuseur, mais le TMO pourra désormais consulter plusieurs flux et choisir lui-même les angles les plus utiles. Un technicien spécialisé l’accompagnera à chaque match de Top 14 et de Pro D2.
La plateforme permettra notamment d’afficher plusieurs angles simultanément, de lancer immédiatement un ralenti et d’analyser une séquence image par image. Les décisions arbitrales pourront également être enregistrées et retracées, selon les précisions communiquées par l’entreprise.
Les arbitres professionnels ont déjà pu tester ce dispositif lors de leur stage de présaison à Loudenvielle. L’objectif est de permettre au TMO d’identifier rapidement les deux angles les plus pertinents avant même que l’arbitre central ne se rende devant l’écran installé au bord du terrain.
« On n’est plus obligé d’attendre pour que le réalisateur soit disponible et nous donne un ralenti », a expliqué l’arbitre Nathalie Millet, dans des propos rapportés par Rugbyrama. Le TMO pourra ainsi effectuer une première vérification sans entraîner systématiquement un long arrêt du jeu.
Une entrée latérale dans un ruck, par exemple, ne pourra pas être vérifiée uniquement parce que le TMO aura accès à davantage d’images. Après sa première analyse, trois possibilités principales se présenteront : laisser le jeu se poursuivre, signaler directement une pénalité lorsque le protocole l’autorise ou demander un examen formel avec l’arbitre central.
À retenir : le principal changement concerne donc l’accès aux images, et non le pouvoir de décision du TMO. L’arbitre vidéo pourra sélectionner plus rapidement les ralentis et les angles qu’il juge pertinents, mais l’interprétation des situations restera au cœur du processus.
En revanche, ils devraient pouvoir s’appuyer plus rapidement sur les images les plus éclairantes, sans attendre que la réalisation du diffuseur les sélectionne. Pour les rencontres de Top 14 et de Pro D2, le gain attendu se situe donc principalement dans la rapidité d’analyse et dans la maîtrise technique laissée au TMO.
Le TMO pourra sélectionner lui-même les images
Jusqu’à présent, le TMO suivait la rencontre sur un écran en direct et sur un second flux légèrement décalé. En revanche, il ne disposait pas d’un accès direct aux ralentis ni aux différents angles de caméra. Lorsqu’une situation nécessitait une vérification plus approfondie, il devait donc solliciter la réalisation du diffuseur.Le diffuseur ne décidait pas de la sanction, cette responsabilité ayant toujours appartenu aux arbitres. La réalisation conservait toutefois le contrôle technique des images proposées au TMO, ainsi que de leur ordre d’apparition.
Ce fonctionnement va changer lors du prochain exercice. Les images continueront d’être produites par les caméras du diffuseur, mais le TMO pourra désormais consulter plusieurs flux et choisir lui-même les angles les plus utiles. Un technicien spécialisé l’accompagnera à chaque match de Top 14 et de Pro D2.
Un outil fourni par VOGO jusqu’en 2032
Le nouveau système sera fourni par VOGO, choisi par la Ligue Nationale de Rugby pour gérer ses dispositifs audio et vidéo pendant six saisons, jusqu’en 2032.La plateforme permettra notamment d’afficher plusieurs angles simultanément, de lancer immédiatement un ralenti et d’analyser une séquence image par image. Les décisions arbitrales pourront également être enregistrées et retracées, selon les précisions communiquées par l’entreprise.
Les arbitres professionnels ont déjà pu tester ce dispositif lors de leur stage de présaison à Loudenvielle. L’objectif est de permettre au TMO d’identifier rapidement les deux angles les plus pertinents avant même que l’arbitre central ne se rende devant l’écran installé au bord du terrain.
« On n’est plus obligé d’attendre pour que le réalisateur soit disponible et nous donne un ralenti », a expliqué l’arbitre Nathalie Millet, dans des propos rapportés par Rugbyrama. Le TMO pourra ainsi effectuer une première vérification sans entraîner systématiquement un long arrêt du jeu.
Le protocole de World Rugby reste inchangé
Cette évolution technique ne modifie pas les règles qui encadrent l’intervention de l’arbitrage vidéo. Les officiels resteront soumis au protocole établi par World Rugby et ne pourront pas examiner librement toutes les actions précédentes.Une entrée latérale dans un ruck, par exemple, ne pourra pas être vérifiée uniquement parce que le TMO aura accès à davantage d’images. Après sa première analyse, trois possibilités principales se présenteront : laisser le jeu se poursuivre, signaler directement une pénalité lorsque le protocole l’autorise ou demander un examen formel avec l’arbitre central.
À retenir : le principal changement concerne donc l’accès aux images, et non le pouvoir de décision du TMO. L’arbitre vidéo pourra sélectionner plus rapidement les ralentis et les angles qu’il juge pertinents, mais l’interprétation des situations restera au cœur du processus.
Une décision toujours soumise à l’interprétation
Le nouveau dispositif ne supprimera pas les débats liés à l’arbitrage. Deux officiels peuvent encore avoir une appréciation différente sur le degré de danger d’un plaquage, l’existence d’une circonstance atténuante ou la maîtrise du ballon avant un essai.En revanche, ils devraient pouvoir s’appuyer plus rapidement sur les images les plus éclairantes, sans attendre que la réalisation du diffuseur les sélectionne. Pour les rencontres de Top 14 et de Pro D2, le gain attendu se situe donc principalement dans la rapidité d’analyse et dans la maîtrise technique laissée au TMO.










































