Pour fêter ses 60 ans, le Super Bowl s’offre une ouverture punk, locale et très politique. Green Day lancera la soirée à Santa Clara. Un symbole fort… et un message qui risque de faire réagir bien au-delà du stade.
Un coup d’envoi très rock pour un Super Bowl historique
À événement exceptionnel, choix audacieux. La
NFL a décidé de confier l’ouverture du
Super Bowl 60 à Green Day, figure majeure du punk rock californien. Le rendez-vous est fixé à Santa Clara, en Californie, à quelques kilomètres seulement de Berkeley, ville natale du groupe. Billie Joe Armstrong ne cache pas son émotion. Pour Green Day, ouvrir le Super Bowl dans sa région d’origine relève presque de l’évidence, mais aussi d’un symbole fort : celui d’un groupe enraciné, engagé et toujours prêt à bousculer l’ordre établi.
Une cérémonie d’ouverture aux accents très américains
Avant même le coup d’envoi sportif, le public assistera à une séquence musicale dense. Charlie Puth interprétera l’hymne national, Brandi Carlile chantera
America the Beautiful et Coco Jones rendra hommage avec
Lift Every Voice and Sing. Green Day, lui, donnera le ton dès l’ouverture. Une entrée en matière électrique pour une soirée déjà promise à une audience mondiale.
Un choix artistique… ou politique ?
Difficile d’ignorer la portée symbolique de cette annonce. Green Day est connu depuis des années pour ses prises de position frontales contre Donald Trump. En 2025, le groupe a encore marqué les esprits en modifiant les paroles de
American Idiot lors de concerts, visant directement le slogan MAGA. Quelques mois plus tard, au Download Festival au Royaume-Uni, Billie Joe Armstrong allait plus loin, dénonçant publiquement l’administration Trump. Une posture assumée, répétée, et désormais projetée sur la plus grande scène sportive américaine.
Bad Bunny à la mi-temps, la colère du camp trumpiste
La programmation du Super Bowl 60 ne s’arrête pas là. Bad Bunny assurera le concert de la mi-temps, un autre choix qui a déjà suscité de vives réactions dans les cercles trumpistes. Le chanteur portoricain, très populaire à l’international, a même annoncé qu’il ne se produirait pas aux États-Unis lors de sa tournée mondiale, par crainte pour ses fans en situation irrégulière. Une décision qui a renforcé les tensions, jusqu’à provoquer des déclarations publiques de Donald Trump qualifiant ce choix de “ridicule”.
Trump et la NFL, une hostilité ancienne
Cette nouvelle polémique s’inscrit dans une histoire longue et conflictuelle. Les relations entre Donald Trump et la NFL sont tendues depuis les années 1980, époque où l’homme d’affaires tentait de s’imposer dans le football américain via l’USFL. Le changement de calendrier, le procès pour monopole intenté à la NFL, puis les tentatives avortées de rachat d’équipes ont durablement creusé le fossé. Aujourd’hui encore, chaque décision forte de la ligue semble raviver cette rivalité.
Un Super Bowl sous haute tension symbolique
En réunissant Green Day et Bad Bunny pour célébrer ses 60 ans, la NFL envoie un signal clair : celui d’un Super Bowl ancré dans son époque, culturellement engagé et résolument clivant. Simple choix artistique ou prise de position assumée ? Une chose est sûre : avant même le premier touchdown, le Super Bowl 60 aura déjà gagné la bataille de l’attention. Et vous, jusqu’où la NFL peut-elle aller sans transformer le sport en terrain politique ?
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