Marseille battu à Brest pour la première d'Habib Beye en Ligue 1
Publié le samedi 21 février 2026 à 08h25
Pour son premier match sur le banc marseillais, Habib Beye a vu son équipe s’incliner 2-0 à Brest, vendredi en ouverture de la 23e journée de Ligue 1. Rapidement mené, l’OM n’a jamais su renverser une rencontre qui pourrait peser lourd dans la course au podium.
Un départ ambitieux, une réalité brutale
Quatrième au coup d’envoi, l’Olympique de Marseille avait l’occasion de mettre la pression sur Lyon dans la lutte pour les places européennes. La soirée avait aussi valeur de nouveau départ avec la première d’Habib Beye sur le banc olympien. Pour cette entrée en scène, le technicien franco-sénégalais avait choisi un 4-2-3-1 offensif, avec Paixao, Vermeeren et Greenwood en soutien de Gouiri. Une organisation portée vers l’avant, censée relancer une équipe en perte de confiance. Mais à Brest, sous une pluie fine et dans un stade amputé d’une partie de ses Ultras, le scénario a rapidement échappé aux Marseillais.
Ajorque, bourreau clinique
Après quelques situations intéressantes signées Gouiri et Greenwood, c’est pourtant Brest qui frappait le premier. Sur un centre de Magnetti légèrement dévié, Ludovic Ajorque s’imposait dans les airs face à Aguerd pour ouvrir le score dès la 10e minute. Touché, l’OM vacillait. Guindo puis Ajorque mettaient encore la défense phocéenne sous tension. Et à la demi-heure de jeu, le même Ajorque doublait la mise, profitant d’un nouveau centre précis de Magnetti pour tromper Rulli d’une tête imparable (29e). Marseille, bousculé dans l’impact et imprécis techniquement, terminait la première période sous pression. La barre sauvait même les Olympiens avant la pause.
Des ajustements sans effet
Conscient de l’urgence, Habib Beye réagissait dès la mi-temps. Vermeeren sortait, Aubameyang entrait. L’OM gagnait en présence offensive et en percussion. Timber puis Gouiri se procuraient des occasions franches, sans réussite. Rulli, de son côté, évitait un troisième but face à Dina Ebimbe. La dynamique semblait légèrement inversée, mais l’efficacité restait brestoise.
Le tournant manqué
À l’approche du dernier quart d’heure, Marseille obtenait un penalty. Une opportunité idéale pour relancer la fin de match. Mais Greenwood échouait face à Coudert (82e), symbole d’une soirée frustrante. Dans le temps additionnel, le gardien brestois réalisait encore une parade décisive, scellant définitivement le sort de la rencontre.
Un signal préoccupant dans la course à l’Europe
Au classement, l’OM reste quatrième à l’issue de cette 23e journée. Une position fragile, alors que ses concurrents directs peuvent creuser l’écart. Au-delà du résultat, c’est surtout le contenu qui interroge. Si l’intention offensive était visible, les déséquilibres défensifs et le manque de maîtrise collective ont pesé lourd. Habib Beye hérite d’un groupe en doute, qu’il devra rapidement stabiliser pour maintenir Marseille dans la course aux places européennes. Brest, de son côté, confirme sa solidité à domicile et remonte au 11e rang. Une prestation cohérente, disciplinée et efficace, qui illustre les progrès d’un collectif capable de punir la moindre approximation. Pour Marseille, cette première manquée rappelle une réalité : le changement d’entraîneur ne suffit pas toujours à provoquer un déclic immédiat. La réponse est désormais attendue dès la prochaine journée.
Le debrief complet de la déroute marseillaise par l'After Foot (vidéo)