La serviette d’Edouard Mendy, symbole improbable de la finale de la CAN. Yehvann Diouf s'explique.
Publié le vendredi 23 janvier 2026 à 09h36
Au cœur d’une finale déjà riche en rebondissements, un épisode aussi inattendu qu’insolite a marqué les esprits : la bataille autour de la serviette du gardien sénégalais Edouard Mendy, racontée avec lucidité et humour par son remplaçant Yehvann Diouf.
Une scène étonnante au cœur d’un match sous tension
La finale de la Coupe d’Afrique des nations restera dans les mémoires pour son intensité sportive, mais aussi pour une succession de scènes pour le moins déroutantes. À plusieurs reprises, la serviette d’Edouard Mendy, déposée près de son but, a été subtilisée par des membres de l’environnement marocain, provoquant une situation aussi confuse qu’inédite à ce niveau de compétition. Déjà observé lors de la demi-finale face au Nigéria, ce comportement s’est répété lors de l’ultime rencontre contre le Sénégal. Joueurs, ramasseurs de balles et membres du staff marocain ont parfois tenté — et réussi — à s’emparer de cet accessoire pourtant anodin, devenu soudainement stratégique sous une pluie battante.
Yehvann Diouf, dans un rôle inattendu
Remplaçant ce soir-là, Yehvann Diouf s’est retrouvé au centre de cette séquence surréaliste. Chargé d’apporter des serviettes à son capitaine, le gardien formé à l’OGC Nice a dû composer avec un véritable pressing autour de la surface sénégalaise.
Un témoignage entre surprise et lucidité
En zone mixte, Diouf a pris le temps de raconter cet épisode improbable. Prévenus dès les matchs précédents, les Sénégalais savaient que ces scènes pouvaient se reproduire, sans pour autant imaginer une telle répétition. Lorsque la pluie s’intensifie en prolongation, Mory Diaw apporte plusieurs serviettes à Mendy… qui disparaissent presque instantanément. Diouf décide alors d’intervenir lui-même, non sans étonnement : un joueur marocain le poursuit, puis ce sont des ramasseurs de balles qui tentent à leur tour de récupérer l’objet. Une situation qu’il vit avec un mélange d’incrédulité et de sens du devoir.
Une absence d’intervention arbitrale déroutante
Ce qui frappe le plus le portier sénégalais, au-delà de l’anecdote, c’est l’absence de réaction officielle. Alors qu’il se retrouve au sol dans la surface, loin du jeu, Diouf s’attend à une interruption. Mais le match continue, sans que l’arbitre ne semble intervenir. Pris de court, il choisit finalement de se relever pour ne pas gêner son gardien titulaire, conscient que l’essentiel reste ailleurs : permettre à Edouard Mendy d’évoluer dans les meilleures conditions possibles lors d’une finale aussi exigeante.
Un fair-play à géométrie variable ?
L’épisode prend une tournure presque absurde lorsqu’un ramasseur de balles lui demande d’être « fair-play ». Une remarque qui laisse Diouf perplexe, lui qui tente simplement de restituer un équipement à son propre gardien. Son objectif reste clair : soutenir Mendy, leader de la sélection, et maximiser les chances du Sénégal dans un match où chaque détail compte. Une approche collective qui finira par porter ses fruits.
Une anecdote devenue virale, un titre à la clé
Depuis, l’histoire de la serviette circule abondamment sur les réseaux sociaux, donnant lieu à de nombreuses parodies. Mais derrière le sourire, elle illustre aussi la tension extrême d’une finale continentale et l’importance des petits détails dans les grands rendez-vous. Le Sénégal, lui, a su rester concentré. Entre occasions manquées, gestes de classe et moments de bravoure, les Lions de la Teranga ont fini par décrocher le trophée tant convoité. Cette scène insolite restera-t-elle comme un simple fait amusant ou révèle-t-elle des zones d’ombre dans l’organisation de certaines rencontres majeures ?