Finale de la CAN : la sortie musclée de la FIFA contre le Sénégal
Publié le lundi 19 janvier 2026 à 14h56
La victoire historique des Lions de la Teranga a laissé place à une polémique brûlante. Après une finale électrique face au Maroc, Gianni Infantino a publiquement condamné l’attitude du Sénégal, ravivant un débat qui dépasse largement le cadre du terrain.
Une finale sous haute tension jusqu’au coup de sifflet
La CAN 2025 devait consacrer le football africain. Elle restera aussi comme l’une des finales les plus tendues de ces dernières années. Sur la pelouse, le Sénégal s’est battu jusqu’au bout. Mais en fin de match, la tension a explosé. Entre les fameuses serviettes d’Edouard Mendy, un but sénégalais annulé et un penalty accordé au Maroc dans les ultimes secondes du temps additionnel, la colère est montée d’un cran. Au point de voir les joueurs sénégalais quitter temporairement la pelouse, un geste fort pour dénoncer un arbitrage jugé injuste.
Le mea culpa mesuré de Pape Thiaw
Après la rencontre, le sélectionneur Pape Thiaw a tenté d’apaiser les esprits. Conscient du symbole, il a reconnu une réaction excessive tout en rappelant le contexte émotionnel. « On accepte les erreurs de l’arbitre, ça peut arriver. On n’aurait pas dû réagir comme ça », a-t-il expliqué, présentant ses excuses « au football ». Un discours d’apaisement… qui n’a visiblement pas suffi.
Le communiqué cinglant de Gianni Infantino
Quelques heures plus tard, la FIFA est sortie du silence. Dans un communiqué transmis à l’AFP, Gianni Infantino n’a pas mâché ses mots. Le président de l’instance mondiale a fermement condamné le comportement de certains joueurs et membres du staff sénégalais, jugeant « inadmissible » le fait de quitter le terrain. Il a également rappelé que la violence et la contestation ouverte de l’arbitrage « mettent en péril l’essence même du football ».
Un avertissement lourd de conséquences
Plus grave encore, Gianni Infantino a appelé la CAF à prendre « les mesures appropriées ». Un message clair, qui pourrait déboucher sur des sanctions disciplinaires. Ces déclarations risquent de laisser des traces, tant elles contrastent avec le sentiment d’injustice ressenti côté sénégalais. Les Lions de la Teranga, eux, pointent du doigt l’organisation globale de la compétition et certaines décisions arbitrales jugées incohérentes.
Une CAN qui laisse des cicatrices
Au-delà du trophée, cette finale pose une question essentielle : jusqu’où peut aller la contestation dans un football de plus en plus sous pression ? Entre émotions brutes, enjeux continentaux et exigences institutionnelles, la fracture semble profonde. Cette prise de position publique de la FIFA pourrait-elle durablement tendre les relations avec le football africain, déjà souvent critique envers les instances dirigeantes ? La CAN 2025 est-elle vraiment terminée… ou ne fait-elle que commencer sur le terrain politique et disciplinaire ?