Alcaraz s’offre une première finale à Melbourne après un combat hors normes face à Zverev
Publié le vendredi 30 janvier 2026 à 10h45
Pour la première fois de sa carrière, Carlos Alcaraz disputera la finale de l’Open d’Australie. L’Espagnol a validé son billet ce vendredi au terme d’une demi-finale épique face à Alexander Zverev, conclue après plus de cinq heures d’un duel aussi physique que mental.
Un cap symbolique enfin franchi à l’Open d’Australie
Carlos Alcaraz attendait ce moment. Longtemps, Melbourne est resté le Majeur le plus rétif à son talent. Jamais au-delà des quarts jusque-là, le numéro 1 mondial a cette fois repoussé ses propres limites pour atteindre, pour la première fois, la finale australienne. Ce succès face à Alexander Zverev (6-4, 7-6[5], 6-7[3], 6-7[4], 7-5) lui ouvre les portes d’une quatrième finale de Grand Chelem consécutive, confirmant sa régularité au sommet et sa capacité à s’adapter à toutes les surfaces.
Un scénario renversant face à Zverev
Deux sets maîtrisés, puis le doute
Le début de rencontre a longtemps semblé dessiner une trajectoire idéale pour l’Espagnol. Plus tranchant dans les moments clés, Alcaraz a profité des hésitations de Zverev dans les tie-breaks initiaux pour prendre deux sets d’avance. Mais la dynamique s’est progressivement inversée. Gêné par des crampes à partir du milieu du troisième set, « Carlitos » a vu son emprise se fissurer. En face, Zverev, malgré un agacement visible lors du temps mort médical de son adversaire, a su se remobiliser pour égaliser à deux manches partout.
Un cinquième set au courage
L’ultime acte a prolongé ce bras de fer. Breaké d’entrée, Alcaraz a dû s’employer longuement pour revenir dans la partie, manquant plusieurs occasions avant d’égaliser à 5-5. Sur un dernier passing fulgurant, il a fini par faire basculer la rencontre. Épuisé mais soulagé, l’Espagnol s’est allongé sur le court, savourant une qualification à la hauteur de l’effort consenti.
Une victoire fondatrice pour la suite
Ce succès porte une résonance particulière. Les échecs passés à Melbourne, les alertes physiques et ce cinquième set sous tension ont donné à cette demi-finale une dimension presque initiatique. « Il faut y croire tout le temps. J’ai rencontré des difficultés physiques à partir du milieu du troisième set. C’était le match le plus exigeant physiquement de ma carrière », a-t-il confié sur le court, avant d’insister sur sa capacité à rester engagé jusqu’au dernier point. À 22 ans, Alcaraz devient ainsi le plus jeune joueur de l’histoire à atteindre la finale des quatre tournois du Grand Chelem. Particularité notable, il disputera également cette finale sans Juan Carlos Ferrero dans sa box, une première à ce niveau pour lui.
Un dernier obstacle pour entrer un peu plus dans l’histoire
Dimanche, l’Espagnol affrontera Jannik Sinner ou Novak Djokovic pour tenter de conquérir le seul Majeur qui manque encore à son palmarès. Après un tel combat, une question s’impose : cette victoire marathon peut-elle devenir le socle d’un sacre historique à Melbourne ?