À Istanbul, l’OL n’aura pas le droit de se cacher
L’Olympique Lyonnais n’est plus qu’à deux matches de la phase de groupes de la Ligue des Champions. Mais avant de retrouver la prestigieuse musique européenne, les Gones devront franchir l’obstacle Fenerbahçe. La première manche de ce barrage se dispute mardi soir, à 21 heures, dans une ambiance qui s’annonce particulièrement intense à Istanbul.Le défi est autrement plus relevé que celui proposé par le Sparta Prague. Lyon l’a parfaitement compris, à en croire les déclarations de Paulo Fonseca et de Moussa Niakhaté. Après la qualification obtenue au retour face aux Tchèques, l’entraîneur portugais avait insisté sur le niveau supérieur de son prochain adversaire. Lundi, il a de nouveau décrit le Fenerbahçe comme une équipe « vraiment forte avec beaucoup d’individualités ».
Le défenseur lyonnais s’est montré tout aussi prudent, qualifiant même l’équipe turque de « monstrueuse ». Il faut dire que le Fenerbahçe dispose d’un effectif impressionnant sur le papier, avec notamment Ederson, Nathan Aké, Milan Skriniar, Nelson Semedo, Mattéo Guendouzi et N’Golo Kanté. Dans le secteur offensif, Marco Asensio, Mason Greenwood, Kerem Aktürkoğlu et Talisca représentent autant de menaces. Ce dernier reste notamment sur cinq buts lors de ses cinq derniers matches.
Ne pas reproduire les erreurs du match aller à Prague
Face à un tel adversaire, Paulo Fonseca doit trouver la bonne formule. L’OL peut choisir de renforcer sa défense et de privilégier la prudence, avec une organisation à trois défenseurs ou à cinq. Une option qui rappellerait le visage affiché lors du match aller contre le Sparta Prague, lorsque Lyon avait subi les événements malgré une défaite limitée à 2-1.Mais cette approche n’avait pas porté ses fruits. Au retour, les Rhodaniens avaient changé de dimension en imposant un pressing haut, en récupérant rapidement le ballon et en multipliant les situations dangereuses. Leur victoire 3-0 avait récompensé une attitude beaucoup plus ambitieuse.
, a prévenu Paulo Fonseca lundi.« Nous n’arrivons pas ici pour défendre tout le temps »
Le technicien veut voir son équipe « jouer son jeu », malgré la qualité du Fenerbahçe et la difficulté de l’environnement. Pour le faire, les Lyonnais devront surtout avoir le courage de respecter leurs principes plutôt que de subir pendant 90 minutes.
Le retour contre Prague comme modèle
La prestation lyonnaise au retour face au Sparta avait été construite autour d’une organisation claire. Abner Vinicius avait retrouvé son poste de latéral gauche, tandis que Corentin Tolisso et Tanner Tessmann avaient apporté davantage de maîtrise au milieu de terrain.Sur les côtés, Malick Fofana et Ernest Nuamah avaient accompagné Loïs Openda, seul attaquant titulaire lors du match aller. Ce trio avait permis à l’OL de jouer plus haut et d’étirer la défense adverse. Nuamah avait rapidement concrétisé cette domination après une projection rapide, dès la 20e minute.
L’expulsion d’Adam Sevinsky avait ensuite facilité la tâche des Lyonnais. Ainsley Maitland-Niles, puis Tyler Morton avaient définitivement mis l’équipe à l’abri. En difficulté dans le jeu sans ballon à Prague, l’ancien joueur de Liverpool avait cette fois pu exprimer davantage ses qualités et aurait même pu inscrire un ou deux buts supplémentaires.
Le contexte sera toutefois différent à Istanbul. Le Fenerbahçe devrait offrir beaucoup moins d’espaces et mettre davantage de pression sur le milieu lyonnais. Tyler Morton ne pourra probablement pas dicter le rythme de la rencontre comme il l’avait fait au retour contre le Sparta.
Des absences, mais aussi plusieurs premières attendues
L’OL devra composer sans Pavel Sulc, Khalis Merah et Nicolas Tagliafico. En revanche, les recrues Zachary Athekame, Felix Bacher et Mads Bidstrup pourraient connaître leur grande première dans ce rendez-vous européen.Paulo Fonseca estime malgré tout que son équipe est « plus forte que la semaine dernière » et que le temps a permis d’améliorer certains automatismes. Une progression qu’il faudra désormais confirmer dans un stade particulièrement hostile, face à des joueurs habitués aux grandes soirées.
« Quand on va entendre la musique, ou voir les ballons de la Ligue des Champions, on va comprendre qu’on n’en est pas loin », résumait Moussa Niakhaté. Le défenseur lyonnais sait toutefois que le chemin reste encore long. Pour espérer retrouver la C1, l’OL devra d’abord montrer qu’il peut jouer avec ambition contre un Fenerbahçe riche en individualités.