La justice confirme la sanction infligée aux Girondins
Le verdict était particulièrement attendu par les supporters bordelais. Après l’audience organisée jeudi 20 août, la juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté les demandes déposées par les Girondins de Bordeaux.Cette décision confirme la sanction prononcée en juillet par les instances du football français. En l’état, le club ne pourra donc pas participer au championnat National 1 et devra repartir en Régional 1, au sixième échelon du football français.
Le tribunal a estimé que le refus de la Fédération française de football de prendre en compte les nouveaux engagements financiers présentés par Bordeaux et Sparta Capital ne faisait pas « naître un doute sérieux sur la légalité de la décision » d’exclure le club des championnats nationaux.
Les nouveaux financements jugés trop tardifs
Les avocats du nouveau propriétaire des Girondins s’appuyaient notamment sur une nouvelle promesse de financement. Le fonds Sparta Capital, qui a racheté le club fin juillet, aurait apporté des garanties financières de plus de 20 millions d’euros.Mais ces éléments sont intervenus après le passage du club devant les organes de contrôle. Pour la justice administrative, ils ne suffisent pas à remettre en cause la décision prise par la FFF.
Bordeaux et le fonds Park Bench, qui accompagne Sparta Capital, avaient pourtant mis en avant plusieurs documents : la certification des comptes par un commissaire aux comptes le 28 juillet, une convention de mise sous séquestre des fonds ainsi qu’un ordre de virement conditionné au maintien du club en National 1.
Ces pièces auraient également été transmises lors de l’audience de conciliation devant le CNOSF, le 5 août, puis complétées par d’autres documents adressés au tribunal et à la Fédération.
Le Comité exécutif de la FFF, dernier recours pour Bordeaux
Malgré cette nouvelle défaite sur le terrain juridique, les repreneurs ne souhaitent pas considérer le dossier comme définitivement clos. Sparta Capital et Park Bench ont annoncé leur intention de saisir directement le Comité exécutif de la FFF afin de demander un réexamen « sans délai » de la situation.Les investisseurs considèrent que les garanties financières apportées récemment n’ont pas été suffisamment étudiées. De son côté, la Fédération a indiqué qu’elle n’était pas encore en mesure de se prononcer sur un éventuel nouvel examen par la DNCG.
L’instance estime notamment que des incertitudes subsistent autour de la certification des comptes, de l’apport des fonds et du montage de la reprise par Sparta Capital. Les délais très courts compliquent également toute nouvelle procédure.
À retenir : les Girondins de Bordeaux sont, à ce stade, exclus des championnats nationaux et doivent repartir en Régional 1. Le Comité exécutif de la FFF constitue désormais le dernier espoir de réintégration du club en National 1.
Une menace de liquidation judiciaire
La confirmation de l’exclusion des championnats nationaux fragilise encore davantage les Girondins de Bordeaux. Une relégation en Régional 1 entraînerait d’importantes conséquences sportives et économiques pour le club, sextuple champion de France.Le retrait du repreneur pourrait même ouvrir la voie à une liquidation judiciaire. Pour l’heure, les derniers espoirs bordelais reposent sur une éventuelle décision du Comité exécutif de la FFF.
Mais après plusieurs mois de rebondissements, le club semble plus proche que jamais d’un scénario catastrophe.